Notre candidate à la présidence de la région

31 MAI 2021
L'alternative

Najat Vallaud-Belkacem

« Je m’appelle Najat Vallaud Belkacem, j’ai 43 ans, je suis mère de deux enfants. Je suis engagée au service de l’intérêt général et à la recherche permanente du bien commun depuis près de 20 ans.  

Née au Maroc, arrivée en France à l’âge de 4 ans, installée avec mes parents et mes 6 frères et sœurs dans les quartiers nord d’Amiens, pas grand chose ne me prédisposait à exercer un jour des responsabilités politiques. Pas grand chose ne me prédestinait même à faire des études supérieures, à rejoindre Sciences po Paris, à exercer dans un cabinet d’avocat aux Conseils d’État et à la Cour de cassation…

Tout en revanche dans cette expérience de vie, de la reconnaissance pour la France pays de nos aspirations, au constat désenchanté d’une souffrance sociale, d’injustices et inégalités persistantes me poussait vers l’envie de contribuer au monde qui m’entourait. A le rendre, au-delà de mon propre sort ou confort, un peu plus juste, solidaire, heureux. 

C’est ainsi qu’au lendemain du 21 avril 2002 et de la gueule de bois démocratique provoquée par l’arrivée de l’Extrême-Droite au second tour d’une élection présidentielle, les choses m’ont paru soudainement plus évidentes. Je n’avais pas de passion particulière pour la politique telle que je l’apercevais à la télévision ou dans les journaux, les joutes verbales et pugilats permanents, les sectarismes ou les trahisons. Mais il fallait pourtant y aller. Parce que sans nous, ce monde, tout imparfait qu’il soit, se déferait. Parce qu’on ne peut jamais se contenter de se dire insatisfait si on n’a rien tenté pour que les choses soient autres. 

Alors j’y suis allée, j’ai rejoint le Parti socialiste et ai milité pour une gauche de responsabilité. Une gauche qui aspire à changer le quotidien des individus mais surtout qui fait tout pour y arriver dans les faits. 

Depuis ma toute première élection à la Région Rhône Alpes en 2004, j’ai eu la chance, et j’en remercie surtout les électeurs qui m’ont fait confiance- d’exercer des mandats dans plusieurs collectivités locales. Et je sais faire la différence entre un élu qui met à profit chaque seconde de son temps de responsabilité pour améliorer le quotidien des habitants et un élu que cela n’intéresse pas outre mesure ou qui recherche d’abord le sien, de profit. 

A la Région, j’avais en charge la culture : nous avons doublé le budget de la culture, soutenu les acteurs, démocratisé l’accès aux spectacles, à la lecture, à l’intelligence. 

A la ville de Lyon, adjointe en charge des grands événements, de la vie associative et de la jeunesse, j’ai contribué à faire rayonner notre ville avec des rendez-vous classiques (Fête des Lumières) comme des marques de confiance résolues envers la jeune création (Street Day, Nuits sonores …) qui ont changé la perception qu’on a aujourd’hui de cette ville. Avec les associations, MJC, Centres sociaux je me suis engagée dans une relation de confiance, de conventionnement dans la durée, de dialogue constructif entièrement tourné vers ceux qui ont besoin de nous. 

À Montchat, dans le 3e arrondissement de Lyon, où j’ai été élue conseillère générale après un règne ininterrompu de la droite depuis le début des années 80, j’ai œuvré pour rétablir une animation de la vie de quartier, soutenu les commerces, cherché des réponses aux difficultés sociales des habitants qui poussaient la porte de ma permanence.

Puis est venu le temps des responsabilités nationales : Après la campagne victorieuse de François Hollande, en 2012, j’ai eu l’immense honneur d’occuper les responsabilités successives notamment de ministre des Droits des femmes pendant deux ans, puis de ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche pendant 3 ans de 2014 à 2017. 

Jamais dans aucune de ces fonctions, je n’ai fait ni figuration, ni compromission avec les valeurs et les convictions que j’étais venue défendre. 

Aux droits des femmes, dont nous avons refait un ministre de plein exercice après 26 ans d’absence, l’activité fut intense comme jamais et aucun des combats menés là en particulier celui contre les violences familiales ne m’a quitté. En savoir plus

A l’Éducation nationale, où mon arrivée signait deux premières historiques (première femme mais aussi premier élève issu de l’éducation prioritaire à occuper cette fonction) j’ai résolument donné la priorité à l’égalité des opportunités de réussite pour les élèves : en savoir plus

Mais aussi à la réponse aux besoins de notre école : nous avons refait de l’éducation le premier budget de la Nation, créé 60 000 postes, rétabli la formation des enseignants, réduit de moitié le décrochage, facilité l’accès et l’éducation au numérique. Beaucoup de choses sont à retrouver là : cliquez ici

À l’Enseignement supérieur, j’ai apporté une véritable attention aux conditions de vie étudiante, augmenté les bourses, permis à 140 000 étudiants de la classe moyenne qui jusqu’alors n’y avaient pas droit d’en bénéficier, ou encore fait construire 40 000 logements étudiants. Quelques rappels ici

Parce que je sais ce que je dois à l’école et aux institutions de la République, je sais que l’action politique, lorsqu’elle est au service du bien commun et qu’elle respecte un certain nombre de valeurs fondamentales, a le pouvoir de faire progresser la société. C'est dans cet esprit que j'ai toujours assumé mes responsabilités gouvernementales et électives. 

À la fin du dernier quinquennat, plutôt que de poursuivre comme tant d’hommes et de femmes politiques, le nez dans le guidon, j’ai décidé de prendre du champ, du recul. De rejoindre le secteur privé puis le secteur des ONG. 

Le secteur privé d’abord et l’entreprise Ipsos comme Directrice générale des études internationales et de l’innovation sociale. Là j’ai travaillé à mieux comprendre les mouvements des opinions mondiales face à la montée des inégalités, des dysfonctionnements climatiques, du populisme… 

En parallèle, je me mets au service de la vie des idées en développant une collection d'essais aux éditions Fayard, « Raison de Plus », qui publie des chercheurs sur de grands sujets d'actualité https://www.raison-de-plus.fr 

Début 2020, je prends la direction France de l'ONG ONE qui se bat depuis des années pour lutter contre l’extrême pauvreté et les maladies évitables dans le monde. 

Le 14 mars 2021, j’annonce ma candidature pour être Présidente de notre région Auvergne-Rhône-Alpes. Je souhaite une alternative dans cette région. Pour y créer des emplois, offrir une vie meilleure à ses habitants, et préparer l’avenir. Une alternative pour une autre gouvernance aussi, éthique, transparente et tournée vers l’intérêt général. Je veux offrir des perspectives, un souffle et notamment à une jeunesse désemparée par les effets de la crise sanitaire. 

Depuis mes jeunes années d’élue locale, puis à la tête du ministère des droits des femmes ou de l’Éducation nationale, et pendant quatre ans au service de causes qui me tiennent à cœur, je n’ai eu qu’une boussole : être utile aux autres, ceux qui ont besoin de nous.  Mes convictions sont ancrées dans l’idée que je me fais de l’être humain, de sa dignité autant que de son bien-être. 

Dans ses “21 leçons pour le 21e siècle”, l'historien Yuval Harari écrit :

« Si l’histoire de l’humanité se décide en votre absence, parce que vous êtes trop occupé à habiller et nourrir vos enfants, ni eux ni vous n’échapperez aux conséquences. C’est très injuste, mais qui a dit que l’histoire était juste ? »

Eh bien voilà : j’aime mes enfants plus que tout au monde, mais précisément parce que je les aime, je veux leur laisser un monde plus beau, moins dur. L'injustice dont parle Harari, je ne m’y résous pas. »

L'alternative logo-alternative
Contact

L'Alternative

65 cours de la Liberté

69003 Lyon

Envoyer un mail
L'élection

Auvergne-Rhône-Alpes

Élections régionales

20 et 27 juin 2021

En savoir plus
En savoir plus
Newsletter
Suivez-nous
sur les réseaux